QUI VIT, NE L’OUBLIE JAMAIS

6 septembre 2020



Perdu dans un rêve bizarre, sortant du quotidien et qui parût une éternité, je me vis embarquer dans un scénario éprouvant des années 2000, une lutte ardue qui mérite un oscar, un parcours à la Jesse O, américain noir, qui parvient à gagner quatre (04) médailles d’or, pendant les Jeux olympiques de 1936, organisé par Adolf HITLER, pour montrer la supériorité du régime Nazi.

Atmosphère étrange, le visage tout pâle, les larmes qui coulaient des yeux. Suffoquant, le cœur qui battait très lentement comme la minuterie d’une horloge. Debout, dans une pièce très restreinte, peinte en blanc avec aucune sortie, pas de fenêtres. Mon bras droit replié, la main resserrée en forme de point. Ma jambe droite qui martelait le sol, mon cerveau qui défilait des clichés, tel un diaporama.

Il me revenait en mémoire, des souvenirs tendres de ma mère, des veilles de cette perle, assise parfois debout, récitant des cantiques pour mon rétablissement, pendant les périodes de maladie. Des images de mon père, de mes frères et sœurs ; des prises de tête avec chacun d’eux, se rendant compte dans ce rêve, qu’on a passé plus de temps à s’engueuler qu’à vivre de bons moments ensemble, en famille. J’aurais voulu à cet instant T, appeler chacun d’eux, leur dire, à quel point ils comptent tous pour moi, par-dessus tout, qu’ils sont mes motivations. J’aurais voulu, être un grand frère exemplaire, présent pour ses proches. J’aurais voulu garder de très bons souvenirs, pas le sentiment d’avoir passé une vie à la recherche d’un bonheur, fondé sur le matériel, oubliant de m’épanouir, et de montrer aux proches ma vraie nature.

Fatigué, à bout de souffle, lèvres desséchées, l’impression d’avoir passé le quart d’un siècle en une journée, et n’en retenir que des regrets et insatisfactions. Je me fis une promesse, si j’obtenais une seconde chance, celle de mieux faire les choses.

Tout à coup, un bruit retentit… « Réveille-toi, tu as un appel » exclama mon jeune frère. Stupéfait, ne me revenant pas de ce qu’il venait de se produire, je raccrochai l’appel, me rendit sous la douche et versa de l’eau sur la tête. J’en ressors, avec le sentiment que j’ai vécu une sorte de vision. Puis, je descendis, direction la cuisine, j’embrassai ma mère ; ensuite le salon, et à tour de rôle, j’enlaçai père, frères et sœurs. Ils ne comprirent rien, dans un moment de moquerie, « As-tu pris des spaces cake ? » exclama ma jeune sœur, bien sûr que non répondis-je avec sourire.

La morale à garder dans ce récit est celle ci, la vie est trop courte pour avoir des regrets, nulle ne sait ce que demain nous réserve. Profiter de chaque instant, montrer combien de fois vos proches comptent pour vous, et faites dans la mesure du possible, ce que vous rêvez de faire.

A plus dans IN MY SKIN ....
 

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